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Stratégie Pharma
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* Retrait mondial du marché de Vioxx de M.S.D. : un C.A. annuel de US$
2.5 Milliards en fumée et un décrochage instantané de 27% de l'action
en Bourse, soit la valeur de US$ 25 Milliards
[Analyse : la décision intervient à la suite d'une analyse des résultats
intermédiaires d'un essai clinique sur 3 ans, ayant mis en évidence un doublement du risque relatif d'événements cardiovasculaires (infarctus du myocarde et
A.V.C.) par rapport au placebo ; l'étude concernait la dose de 25 mg/jour
( posologie maximale autorisée en France) et le risque deviendrait
significatif au bout de 18 mois de traitement continu dans une indication en développement
(polypose colique) ; le Vioxx, antalgique et anti-inflammatoire lancé en 1999,
appartient à la classe des Coxibs (les "super-aspirines"),
comme Celebrex, mais la Food and Drug Administration (FDA) a montré que
le risque sous Vioxx était plus important que sous Celebrex de Pfizer
(ex-Pharmacia) ; un coup très dur pour M.S.D. (même si Arcoxia, le
follow-up de Vioxx est en cours de lancement) qui révèle une fois de
plus le métier à haut risque qu'exerce l'industrie Pharmaceutique]
+ Octobre 2004 : M.S.D. risque
des class actions pour un montant de US$ 10 Milliards, selon les premiers analystes
(mais le dommage cardiovasculaire devra être prouvé par les plaignants
et leurs avocats pour les utilisations courantes du Vioxx aux USA,
c'est-à-dire un traitement à court terme) ; 27 000 décès auraient
été recensés par la FDA ; le P.-D.G. de M.S.D., Raymond Gilmartin, serait
remplacé rapidement ; les autres Coxibs sont "scrutés" par la
FDA et l'EMEA, qui commandent une large étude clinique sur tous les Coxibs,
y compris les nouveaux venus : Bextra et du Dynastat de Pfizer, et Prexige de Novartis
+ Février 2005 : Les experts des autorités sanitaires américaines
(FDA) estiment que les anti-inflammatoires comme le Vioxx, retiré du marché, ou le Celebrex peuvent être commercialisés. Ils recommandent néanmoins un usage
restreint et un avertissement sur la boîte ("black box") ; ce
rétablissement spectaculaire, après bien des allégations aventureuses
par des Médias en male de scandale, va limiter considérablement la charge
financière des "class actions" en cours..
+ Avril 2005 : Retrait
mondial de Bextra imposé par la FDA et l'EMEA (non commercialisé en
France, CA 2004 : US$ 1 Milliard)
+ Juin 2005 : l'EMEA
considère que les Coxibs entraînent une augmentation des risques cardiovasculaires
et interdit leur prescription chez les malades à risques
* Sanofi-Aventis s'organise par grands métiers en 4 branches et 6
zones opérationnelles (La Tribune, 30 Septembre)
[Analyse : les 4 branches sont les opérations commerciales, industrielles
(y compris distribution), scientifiques (recherche amont, développement
clinique, affaires médicales, pharmacovigilance et affaires
scientifiques), et les vaccins (isolés), fonctions "support"
non comprises; un schéma comparable à l'organisation précédente
(plutôt lâche) chez Sanofi-Synthélabo, et très différent de celui d'Aventis
(matriciel : métiers/fonctions, proche des groupes Internationaux) ; les
opérations commerciales sont réparties en 2 fonctions transversales
(marketing, stratégie-organisation) et 6 zones (Amérique du Nord,
France, Allemagne, Reste Europe, Japon et Intercontinental) dépendant
d'un seul management et comprenant chacune ses propres fonctions "support"
(l'Allemagne ne gère pas de zone pays ; la France est organisée par
produit-client avec l'hôpital, la ville, l'OTC et les produits matures ;
le métier "génériques" est mis à part, peut-être en vue de
s'en désengager);
c'est la volonté d'aller vite et de déléguer largement qui a prévalu
et, pour Aventis, c'est l'intégration des expertises produits (plus que
des hommes) qui a joué]
* BAYER et SCHERING-PLOUGH noue un partenariat stratégique aux USA
[Analyse : nouveau mouvement pour Bayer qui ne réalisait plus que US$ 350 Millions
de C.A. (trop peu pour vivre seul) ; cession, contre royalties, des droits de
commercialisation et de distribution aux USA à Schering-Plough pour les antibiotiques Avelox et
Cipro, l'anti-hypertenseur Adalat et le traitement de l'impuissance masculine
Levitra (co-marqueté avec GSK) ; enjeu : 1.800 postes de V.M. et
Marketing (transfert ou licenciement) ; mais
maintien d'une activité en propre pour les futurs anti-cancéreux (hôpital) à West Haven dans le Connecticut]
* Offre alternative originale d'une mutuelle complémentaire de fonctionnaires
à ses adhérents : « ne rembourser que le médicalement utile»
[Analyse : l'offre propose des remboursements déconnectés de ceux de la Sécurité
Sociale et garantit un taux de cotisation stable sur cinq ans ; conditions
: consultation uniquement de praticiens en secteur 1, prise en charge des verres
en fonction du degré de correction, prothèse dentaire mieux remboursée pour une incisive que pour une dent non visible,
pour les médicaments à 35 % (vignette bleue), part complémentaire
diminuée de 65 % à 35 %, consultations préventives imposées (gages d'économies à terme),
plusieurs devis comparatifs avant tout frais important... à suivre]
* Premiers Bio-génériques en passe d'accéder au marché, pour un enjeu de
US$ 10 Milliards
[Analyse : d'ici à 2006, 17 molécules issues des biotechnologies
perdront leurs brevets, représentant un CA en 2003 de US$ 10 Milliards
sur un total de 23.3 ; un enjeu énorme et un potentiel de
déstabilisation pour les entreprises concernées qui souvent vivent sur 1
ou 2 produits ; le premier générique de l'Hormone de croissance (HGH de
Genentech-Roche) devrait être lancé sous peu aux USA et en Europe par Sandoz (Novartis), sous
le nom d'Omnitrop, mais des blocages transitoires subsistent, notamment
sur les questions de bioéquivalence et de réglementation (en Europe,
Sandoz a porté plainte auprès de la C.J.C.E.)]
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Politique et économie de la Santé
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* Philippe Douste-Blazy, Ministre des Affaires Sociales, 15 Septembre 2004, Réunion de rentrée de
l'ACIP : «Notre système de santé a atteint ses limites, cette réforme est la dernière chance, en cas d'échec, une franchise en fonction des revenus est
inéluctable ;
la médecine libérale a été pérennisée avec ses 4 libertés fondamentales, mais la gestion se concentrera sur les malades en ALD et sur la prescription des génériques, via des conventions tripartites
UNCAM - Union des Complémentaires - Professions
Libérales ;
les politiques savent, via les sondages, parfaitement ce que les Français demandent, or l'assurance maladie, ce n'est pas les Français, c'est la
France ;
les comportements doivent être radicalement changés ; le Haut Comité sera une sorte de "Nice" Anglais à la Française, de même, pour les prix des médicaments, le PPRS Anglais pourrait être adapté à la Française;
la pharmaco-épidémiologie sera priorisée pour tous les produits innovants ; pour promouvoir l'innovation en France, je ne crois pas normal d'avoir séparé
l'Inserm
et la division Sciences de la Vie du CNRS, et je crois au rapprochement
Public-Privé, avec le support financier
proactif et fort des banques Françaises ;
il n'y a pas dans nos métiers de gens cyniques, parce qu'ils ne vont pas loin (...)»
* Xavier Bertrand, Secrétaire d'État à l'Assurance Maladie, 28 Septembre 2004, Amphis de la Santé, ACIP-ESSEC-Décision Santé:
«Les 3 innovations de la loi du 13 Août portant Réforme de l'Assurance Maladie visent la
responsabilisation et le pilotage, pour changer les comportements sur 3 ans : le
DMP (dossier médical personnel) figurera dans l'un des 3
ou 4 décrets, sur 69, non publiés avant fin 2004, probablement pas avant le
second semestre 2005, pour garantir son "opérabilité" (cahier des charges et
appel d'offres en Janvier 2005, limitation d'accès dans un premier temps au
patient et aux médecins libéraux et hospitaliers [pas le pharmacien], remplissage progressif des
données, dans le but d'éviter les examens en doublons et les interactions médicamenteuses, dans un
processus pas à pas) ; l'UNCAM sera le pivot de la gouvernance paritaire et des
négociations avec les Professionnels de Santé, en ce sens le choix de Van
Roekeghem pour la diriger est naturel car c'est lui qui a été la cheville ouvrière
de la réforme au cours des 119 réunions de travail avec les partenaires
sociaux avec qui il peut négocier, sans intervention du gouvernement ; la Haute
Autorité de Santé (HAS) ne sera pas politique, mais scientifique, dans une démarche qualité
(référentiel, remboursement ou non), mais ce sera à l'Assurance Maladie de
prendre ses responsabilités et au Gouvernement d'utiliser, éventuellement, un
droit de veto (...)»
* Suivi de la réforme : un calendrier d'application précis, un suivi trimestriel basé sur des indicateurs
quantitatifs
[Analyse: le "service après vote" a été déroulé de manière
pragmatique (une première pour la tutelle, qui contraste singulièrement
avec le chiffrage irréaliste du plan d'économies) : au menu : le respect de l’ordonnancier
bi-zone par les médecins ; la reconnaissance de la maladie d’Alzheimer comme ALD spécifique ;
la création de l’Institut des données de santé ; le recours contre
tiers ; la composition des conseils et le fonctionnement des différentes caisses
(CNAMTS, UNCAM, URCAM, CPAM) ; la création de la Haute Autorité de Santé,
du Comité d’alerte sur l’évolution des dépenses de l’assurance maladie
(annuellement, avant Juin, dès un dérapage de 0.75%), du comité de la démographie médicale, du conseil de l’hospitalisation
; la procédure d’opposition et d’arbitrage dans les discussions conventionnelles ;
l’élargissement de la convention ; la composition de l’UNPS (Union
Nationale des Professions de Santé) ; les accords de bon usage des soins à l’hôpital ;
la gestion de la nomenclature ; la contribution d’un € par acte ; le forfait journalier
(augmenté de 3 €) ; l’usage détourné de certains médicaments ; le contrôle d’activité des médecins ;
la taxe sur le CA des entreprises Pharma ; l’information de l’assuré lors de la délivrance des médicaments ;
le conditionnement des médicaments (ajout de grands conditionnements) ;
la définition du médecin traitant ; la modulation des taux de remboursement ;
la liste d’aptitudes sur les caisses de base ; la mise en place du crédit d’impôt
(pour les complémentaires; l’accréditation des médecins ; l’évaluation des pratiques professionnelles
(ANAES et certification, FMC); l’adaptation des dispositions sur la permanence des soins
(urgences...) ; l’expérimentation des agences régionales de
santé, les pénalités financières pour les médecins ; la charte de la visite médicale
(avec le LEEM) ... vaste programme de textes officiels pour lesquels la question
clé reste stricte séparation des pouvoirs ou maintien des ambiguïtés à la
Française du passé entre l'État et ses interlocuteurs, comme pour l'HAS]
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Carnet en Santé (détails dans la PHARMAGALERIE)
Autres nominations Sanofi-Aventis, détaillées en Octobre (France+Int'l)
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* Frédéric Van Roekeghem, nommé pour 5 ans à l'UNCAM et à la
CNAMTS, comme D.G. ("un gestionnaire énergique et volontaire")
[Analyse : ÉTAT, Directeur de Cabinet du Ministre de la Santé et et de la Protection sociale, Philippe Douste-Blazy (UMP)
(2004), auparavant, ÉTAT, Directeur de l'ACOSS (2003 - 2004), AXA, Directeur de l'Audit Central (2001 -
2003), ÉTAT, directeur du Fonds de solidarité Vieillesse (FSV) (1997 -
2001), ÉTAT, Ministère du Budget, Chef du Bureau de la Vieillesse (1996 -
1997), ÉTAT, Conseiller Technique (Affaires sociales, Travail, Emploi) au cabinet de Jean
Arthuis, Ministre de l'Économie et des Finances (RPR) (1995 -
1997), ÉTAT, Ministère de l'Économie et des Finances, Direction du Budget (1990 -
1995), ÉTAT, Ingénieur en chef de l'Armement (1987 - 1990), Né en 1961, Polytechnique (1980), Ensta
(École Nationale Supérieure des Techniques Avancées)]
* Agnès Garcia-Gibot, chez SANOFI-AVENTIS HQ, comme Directeur de la Communication Interne et de l'Image Institutionnelle
[Analyse : auparavant, SNIP, puis LEEM, Directrice de la Communication (2001 -
2004), ELF ATOCHEM HQ, Directeur Communication, ELF ATOCHEM, Manager Développement Humain et Social, Département R&D (1983 -
1986), ÉTAT, Recherche, Née en 1956 (estim.), IEP (Bordeaux), UCLA (Master of Arts, Doctorate in Political Sciences)]
* Jocelyne Coupat, chez SANOFI-AVENTIS, comme Directeur des Relations Internationales
[Analyse : auparavant, SANOFI-SYNTHÉLABO HQ, Directeur Stratégie Développement Externe OTC, Semi-éthiques et Génériques (2000 -
2004), SANOFI-SYNTHÉLABO France, D.G. Division OTC (1999 - 2000), SYNTHÉLABO France, D.G. Division OTC (1992 -
1999), OBERLIN (UPSA), D.G. (1988 - 1991), Née en 1946 (estim.), Médecine, Pharmacie,
CESAM, CPA
1984]
* Michel Joly, chez SANOFI-AVENTIS HQ, comme Directeur de la Communication Produits
[Analyse : auparavant, SANOFI-SYNTHÉLABO HQ, Vice-Président Marketing Stratégique (2003 -
2004), SANOFI-SYNTHÉLABO France, Directeur Opérations SNC - Oncologie (1999 -
2002), SYNTHÉLABO France, Directeur de la Stratégie, puis Directeur Marketing (1996 -
1999), ROCHE France, Manager Affaires Économiques (1995 - 1996), ROCHE France, Manager Études de Marché (1993 -
1994), GLAXO France, Manager Études et Business Development, Chef de Produit, Visiteur Médical]
* Jean-Marc Podvin, chez SANOFI-AVENTIS HQ, comme Directeur des Relations Presse
[Analyse : auparavant, SANOFI-SYNTHÉLABO HQ, Directeur à la Communication (2001-
2004), SANOFI-SYNTHÉLABO France, Directeur de la Communication (1999 -
2001), SANOFI HQ, Directeur des Relations Investisseurs (1993 - 1999), Né en 1964
(estim.), Centrale (Paris) 1986, Cornell University]
* Robert Sebbag, chez SANOFI-AVENTIS HQ, comme Directeur Mission Solidarité sur l'Accès aux Médicaments
[Analyse : auparavant, AVENTIS PASTEUR, Directeur des Relations Humanitaires (2000 -
2004), CROIX ROUGE Française, Directeur des Opérations Internationales,
ELF (SANOFI) Fondation, Directeur des Programmes Humanitaires (1990 - ), RHÔNE POULENC SANTÉ Fondation, Délégué Général,
RHÔNE POULENC SANTÉ HQ, Directeur Relations ONG, RHÔNE POULENC SANTÉ HQ, Directeur du Développement Gamme
Psychiatrique (1980), Médecine (Médecine Tropicale)]
* Xavier Legrand du Laurens, chez SANOFI-AVENTIS, comme Directeur de la Communication
France
[Analyse : auparavant, AVENTIS France, Directeur de la Communication]
* Manuel Géa, chez BIOMODELING SYSTEMS, comme C.E.O. Pharma et co-Fondateur
[Analyse : auparavant, HEMISPHER'X BIOPHARMA, Managing Director Europe,
MCKINSEY France, Directeur de la Practice Pharma, BOEHRINGER INGELHEIM France, Directeur Business Unit, COLGATE
PALMOLIVE, International Business Manager,
Ingénieur (Centrale Paris, 1983), Diplômé de Sociologie (Paris IX)]
* Claude-Jean Paris, chez OTSUKA France, comme P.-D.G.
[Analyse : auparavant, FOURNIER France, Directeur Marketing (2001 -
2004), DEBAT (FOURNIER), Directeur Marketing (2000 - 2001), SANOFI
SYNTHÉLABO,
Né en 1955 (estim.), Médecine, Programme de Gestion 2002]
* Jean-Christophe Bertrand, chez CEGEDIM comme Directeur adjoint du pôle santé (une
des 2 divisions opérationnelles) de Cegedim
[Analyse : auparavant, MENARINI France, P.-D.G.]
* Jacques de Tournemire, à l'ACOSS, comme D.G.A.
[Analyse : auparavant, ÉTAT, Conseiller technique auprès du Ministre de la Santé, Jean-François Mattei (UMP) (2002 - 2004)]
* Alain Munoz, chez NOVAGALI PHARMA, comme Président du Conseil de Surveillance
[Analyse : auparavant, SCIENCE & BUSINESS DEVELOPMENT, Fondateur (2000 -
2004), FOURNIER HQ, Vice-président senior de la division pharmaceutique (1997 -
2000), FOURNIER HQ, Vice-président R&D (1990 - 1997), SANOFI HQ, Vice-président en charge du Développement International (1987 -
1990), SANOFI R&D, Directeur du Département Cardiovasculaire, puis Chef de Projet Gamme Cardiovasculaire - Antithrombotiques (1983 -
1987), ÉTAT, CHU de Montpellier, Interne des Hôpitaux, puis Chef de clinique (Cardiologie) (1976 -
), Né en 1949 (estim.), Médecine (docteur, 1976, Université de Paris VI) Spécialisé en cardiologie et en anesthésiologie, Management et Finances (CRC, Jouy en Josas - IMD, Lausanne)]
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