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AVRIL 2009

   

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NEWS   Avril 2009

Les évènements du mois de  PHARMACLIENT.NET

Stratégie Pharma

* Le groupe chimique SOLVAY veut vendre sa division pharmaceutique au plus offrant, de € 4 Milliards (capitalisation boursière actuelle) à € 5 Milliards
[Analyse : Solvac, le holding familial qui contrôle 30 % de Solvay, a mandaté Citigroup, Morgan Stanley et Rothschild pour conduire le processus de cession (ou de partenariat) ; en 2008, la division Pharma de Solvay (d'après une première acquisition, de Kali Chemie, en 1952), a réalisé un C.A. de € 2.7 Milliards, dont 42% en Europe et 46% aux USA, avec un EBIT de € 500 Millions, soit 28% des ventes et... 50% des résultats du groupe ; le portefeuille est axé sur le cardio-métabolisme (hypolipémiant issu de Fournier), les neurosciences, la gastro-entérologie, la gynécologie, et les vaccins antigrippaux et enzymes pancréatiques ; à noter qu'en parallèle, un changement au top management a été décidé dans la filiale Française qui représente de loin sa première position Européenne, depuis l'acquisition de Fournier en 2005, avec enjeu social important... cf. Carnet]
                      + Mai 2009 : deadline pour envoi officiel de marque d'intérêt (8 Labos avaient initialement accepté de regarder le dossier : Novartis, AstraZeneca, GlaxoSmithKline, UCB, Nycomed, Takeda, Eli Lilly et Abbott (avec lequel Solvay commercialise déjà son anticholestérol Trilipix), pour plus de € 5 Milliards soit quelque 2 fois le CA
                      + Juillet 2009 : la liste des repreneurs potentiels est réduite à Abbott et Nycomed par le Board

* Sanofi-Aventis applique rapidement sa nouvelle stratégie, par un ménage important dans son portefeuille R&D et par un virage vers les accords externes
[Analyse :  le passage au crible a donné des résultats inattendus (par rapport au passé) : 14 projets sur un total de 65 en développement sont abandonnés (dont 4 produits en phase III), et 4 autres actuellement en clinique sont en suspens pour quelques mois (AVE1625, xaliproden, idrabiotaparinux, vaccin contre le virus du Nil) dans l'attente des premiers résultats ; 4 critères ont prévalu avec réalisme : le potentiel d'innovation, les besoins non satisfaits des patients, les risques techniques et la portée financière des développements ; l'écrémage s'accompagne d'un recentrage sur le SNC, les vaccins et les anticancéreux, et d'un virage (recommandé depuis longtemps par de nombreux experts et consultants benchmarking, y compris Pharmaclient) vers des partenariats et des contrats externes (au détriment du syndrome «fait-maison» : les dépensent R&D internes égalent encore 73% du total) ; à court terme, toutes les billes sont concentrées sur le probable lancement prochain du Multaq (dronedarone), follow-up de l'anti-arythmique Cordarone]

* GSK (GlaxoSmithKline) France lance le 6 Mai, Alli, son médicament de baisse de poids, après autorisation formelle (AMM) Européenne en Janvier, et malgré les réserves des autorités technico-réglementaires Françaises
[Analyse : en concurrence directe avec les traditionnels coupe-faim, produits drainants et autres programmes plus ou moins sophistiqués de baisse de poids, Alli est un médicament d'automédication, dosé à 60 mg (donc prix libre, soit entre 50 et 60 € par mois de traitement), auparavant seulement prescrit, dosé à 120 mg, dans l'obésité (découvert et toujours commercialisé par Roche sous le nom de Xénical, mais déjà non remboursé) ; l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS) par la voix de son D.G., Jean Marimbert, rappelle que la prise en charge de l'obésité doit s'inscrire dans une stratégie thérapeutique globale ; ici il s'agit davantage d'une baisse de poids (avec le dosage moindre, le marché visé est la perte de 2 à 3 kilos... avant les vacances et la culpabilité des plages, notamment pour les femmes) ; le budget de lancement est majeur, tout comme l'enjeu pour GSK Grand Public et son Président Vincent Cotard ; Alli a été lancé en 2007 aux USA, également en OTC : le C.A. a alors atteint € 230 Millions (mais de réelles incertitudes pour 2008, hors effet de mise en place), soit le médicament vendu sans ordonnance n°1 de GSK aux USA]
             + Mai 2010 : après 8 mois de lancement en France, le produit se classe n°6 des médicaments d’automédication avec 543000 boîtes sur l'année 2009, mais parallèlement n'est plus que dans le top 20 aux USA

Politique et économie de la Santé

* Médiatisation de la nouvelle pandémie grippale, la grippe H1N1 Mexicaine 
[Analyse : au départ, il est nécessaire de ne pas passer sous silence, sous couvert d'une impossible transparence, la rétention d'information des autorités (un délai non expliqué d'au moins plusieurs semaines, le Mexique n'étant pas un pays du tiers monde tant sur le plan économique que sanitaire), puis le double jeu (alarme pour se couvrir des médias, ré-assurance pour se prévaloir de possibles irrationnelles réactions des populations) ; bien sûr, même les experts ne savent pas l'avenir (et se couvrent d'autant plus), mais le connu est mélangé avec les spéculations : le connu c'est l'origine de la souche (H1N1, c'est la grippe traditionnelle, donc très transmissible mais maîtrisable avec les moyens adéquats disponibles, donc rien à voir avec la grippe aviaire H5N1... c'est aussi la grippe Espagnole de 1918 qui a fait des dizaines de Millions de morts, mais aucun vaccin n'était alors possible), l'inconnu c'est de putatives mutations de la nouvelle souche, dans un sens plus pathogène ; les médias ont à nouveau failli (faute de travail réel sur le dossier, et cyniquement par effet sensationnel pour alimenter leurs ventes et pour encore une fois prendre les Labos comme boucs émissaires) ; les autorités de l'OMS et des différents pays avancent plutôt de façon cohérente (au niveau des décisions -graduelles-, mais pas au niveau de la communication, et pas au niveau individuel, et par exemple pour la France il est légitime de s'interroger sur la semaine entière nécessaire pour confirmer les 2 premiers cas suspectés) ; au niveau des Labos concernés (GSK, Roche, pour les médicaments, la dizaine de producteurs de vaccin de la grippe), les options de mobilisations opérationnelles sont clairement établies... un nouvel exemple du contraste entre des industriels pragmatiques et des politiques-médias ambigus, à force de n'agir que sur les psychologies collectives... bilan «Comm» temporaire, un léger mieux]
     + Mai 2009 : l'OMS maintient un niveau d'alerte élevé de 5 (de quasi-pandémie) sur 6, avertissant que le virus pouvait connaître une atténuation pendant l'Été, puis une résurgence à l'Automne dans l'hémisphère Nord ; le gouvernement Français lance une campagne médiatique de prévention et de signalement (au contenu quasi identique à celui de la grippe saisonnière) ; plus de 13.000 cas dans 48 pays, à fin Mai ; 

Fusions-Acquisitions en Santé

* Acquisition par GSK de l'Américain STIEFEL pour US$ 3.6 Milliards, selon une OPA amicale, soit 4 fois le C.A.
[Analyse : Stiefel, fait rare, est un laboratoire d'automédication non coté, donc sans profitabilité publiée, mais le fonds d'investissement Blackstone avait pris une participation minoritaire en 2007 (et... changé le Président début 2008 et procédé à 2 petites acquisitions, ensuite) ; fondé en 1847 et basé en Floride, Stiefel, spécialisé en dermatologie, affiche un C.A. de US$ 900 Millions, avec notamment l'anti-acnéique Duac et le Soriatane contre le psoriasis ; l'acquisition représente pour GSK un complément de gamme (en dermato) et un renforcement aux USA, mais aussi une opération significative pour sa division OTC (le CA OTC représente 15% du total des ventes, soit environ US$ 7 Milliards) ; à noter que la (petite) filiale Française de Stiefel (Sebiprox et le verrucide DuoFilm), distribuant en officine et para-pharmacie, est située à Rueil Malmaison, ce qui devrait améliorer les conditions sociales de rapprochement]

* Acquisition par GSK du portefeuille de médicaments anti-VIH de PFIZER
[Analyse : les 2 Laboratoires Internationaux créent une société intermédiaire pour loger les 2 activités, chacun apportant son portefeuille d'anti-viraux commercialisés et en développement (mais l'apport de Pfizer ne pèse que 10% du total en valeur) qui sera dirigée par Dominique Limet, Senior V.P. Stratégie Monde Médecine personnalisée chez GSK (et ancien patron de la filiale Française) ; pro-forma, la J.V. pèse € 1.8 Milliard et 19 % du marché mondial, soit un peu plus que le leader actuel Gilead notamment grâce à Viread (et GSK était le leader historique de ce segment grâce à Wellcome et le premier anti-VIH)]

* Acquisition par SANOFI-AVENTIS de la Biotech Américaine BIPAR SCIENCES, pour un montant total de US$ 500 Millions (€ 350 Millions), selon des milestones de développement
[Analyse : basée à Brisbane, en Californie, BiPar Sciences est une start-up de recherche Biotech (19 employés) spécialisée dans le traitement des cancers ; BiPar a mobilisé US$ 73 Millions depuis sa création (dont un round B en Janvier 2009 de US$ 20 Millions), hors amorçage, auprès de venture capitalists (Domain Associates, Canaan Partners, Vulcan Capital, PolyTechnos Venture-Partners, Asset Management Company et Quantum Technology Partners), mais nécessitait du cash (la chute des marchés l'a empêché d'engager le processus d'IPO) ; l'acquisition vise le portefeuille en R&D et surtout un cytotoxique en phase II, le BSI-201, contre les cancers du sein et de l'ovaire (voire d'autres tumeurs solides), un nouvel inhibiteur de l'enzyme poly-ADP-ribose polymérase ; rappel : Sanofi-Aventis réalise 14 % de son C.A. en oncologie, notamment avec Taxotère et Eloxatine]

* Acquisition par SANOFI-AVENTIS du génériqueur Brésilien MEDLEY, pour € 500 Millions, soit 3 fois le C.A.
[Analyse : Medley est une entreprise familiale performante (fondée en 1997, leader Brésilien des génériques avec un portefeuille de 127 produits, 3ème laboratoire Brésilien non étranger, C.A. total de € 150 Millions, en génériques pour les 2 tiers, et aussi éthique, OTC, 2 usines modernes) ; pour Sanofi-Aventis, l'opération est significative car Medley représente la moitié du C.A. de sa filiale locale) et avec son héritage d'Aventis, Sanofi occupait déjà la position de n°1 au Brésil (PDM pro-forma : 12%, en valeur) ; note : ne pas confondre avec le laboratoire pharmaceutique Indien (indépendant) homonyme, basé à Mumbaï]

* Acquisition par SANOFI-AVENTIS du génériqueur Mexicain KENDRICK, pour un montant divulgué
[Analyse : Kendrick est l'un des principaux génériqueurs au Mexique, avec un C.A. 2008 d'environ € 26 Millions ; fondée en 1950 et basée à Mexico City, Kendrick avait été acquise en Mai 2007, par le fonds d'investissement Darby (une filiale de Franklin Templeton Investments) ; pour Sanofi-Aventis, l'opération permet de croître jusqu'à 15 % de PDM du marché local des génériques, d'engager un développement en Amérique Centrale, voire de développer la (petite) activité existante aux USA]

Carnet en Santé (détails dans la PHARMAGALERIE)

* Mohamed Chaoui, chez UCB PHARMA France, comme D.G.
[Analyse : auparavant, UCB HQ, vice-président, en charge des programmes stratégiques (2008 – 2009), UCB Pharma Pays-Bas, D.G. (2007 - 2008), UCB HQ, Vice-Président M&A (2003 - 2007), PHARMACIA, Directeur Business Development (2001 - 2003), PHARMACIA HQ (USA), Manager financement Corporate (2000 - 2001), MONSANTO HQ (USA), Manager Risques financiers (1998 - 2000), MONSANTO UK, Manager Trésorier (1997- 1998), MONSANTO Belgique, Analyste Financier (1996 - 1997) ; Né en 1967 (estim.), Ingénieur Commercial (Louvain, 1992), MBA (Cornell, 1996)]

* Luc Vermeesch, chez UCB PHARMA HQ, comme Vice-Président, Directeur en charge des Marchés Internationaux Stratégiques
[Analyse : auparavant, UCB PHARMA France, P.-D.G. (2006 - 2009), UCB PHARMA HQ (Belgique), Directeur Zone Europe Autres Pays ( - 2006), UCB PHARMA Belgique, D.G. Benelux (2000 - ), UCB PHARMA Suisse, D.G. (1997 – 2000), UCB PHARMA USA, Fondation de la Filiale (1991 – 1997), Président de Pharma.be (équivalent du Leem, en Belgique)]

* Jacques de Tournemire, chez PFIZER France, comme Vice-président des Relations politiques et institutionnelles (à la place de Gérard Bouquet)
[Analyse : auparavant, PFIZER Europe (Belgique), Directeur Exécutif Affaires publiques et politiques (2007 - 2009), ÉTAT, Conseiller Technique auprès du Premier Ministre, Dominique de Villepin (UMP), en charge des comptes sociaux, des retraites et de la fonction publique (2005 - 2007), ÉTAT, ACOSS, D.G.A. (2004 - 2005), ÉTAT, Conseiller Technique auprès du Ministre de la Santé, Jean-François Mattei (UMP) (2002 - 2004), MERCER MANAGEMENT CONSULTING, Consultant (2000 – 2002), ÉTAT, Ministère de l’Industrie, Adjoint, puis Chef de la Division Automobile (1996 – 1999) ; Né en 1971 (estim.), ENA (1996), Sciences Po (Paris)]

* Julien Meric, chez ROTTAPHARM France, comme Chef de Groupe, Pôle Éthique
[Analyse : auparavant, PROSTRAKAN France, Chef de Produits Gastro-entérologie (2007 - 2009), MEDA France, Chef de Produit Cardiologie (2007), 3M SANTÉ France, Chef de Produit Cardiologie (2005 - 2007), L'ORÉAL Belgique, Assistant Chef de Produit (2004 - 2005) ; Né en 1978 (estim.), Chimie (licence, Université Pierre et Marie Curie, Paris VI, 2003), ESG (2005)]

* Julien Laporte, chez FORTÉ PHARMA (NATRA), comme D.G.
[Analyse : auparavant, L'ORÉAL Turquie, D.G. Division Grande distribution (2006 - 2009), L'ORÉAL HQ, Directeur Marketing, puis D.G. Division Grande distribution des Pays Baltes (2004 - 2006), GARNIER (L'ORÉAL), Chef de Groupe International Ambre ( - 2004), GARNIER (L'ORÉAL), Manager Marketing Grande Europe (2000 - ), DANONE Espagne, Chef de Produit (1998 - 2000) ; Né en 1975 (estim.), Sup de Co (Reims)]

* Érin Gainer (Mme), chez HRA PHARMA, comme Présidente du Directoire (en relais d'André Ulmann, né en 1948, fondateur du laboratoire et ancien P.-D.G., devenu Président du conseil de surveillance)
[Analyse : auparavant, HRA PHARMA, Directrice R&D (2005 - 2009), HRA PHARMA, Manager Opérations et Affaires réglementaires (2000 - ) ; Née en 1973, Ph.D. Épidémiologie (Paris-XI), Insead Executive MBA]

* Florence Cauchye, chez TROUBAT (EUROHEALTHNET), comme Directeur du Développement
[Analyse : auparavant, GERS France, Responsable de Clientèle Grands Comptes (2007 – 2008), INNOVEX (QUINTILES) France, Responsable Recrutement et Placement (2000 – ), C.A.M. (CABINET ANTOINE MINKOWSKI), Directeur Commercial France (1998 – 2000), I.M.S. HEALTH France, Directeur Commercial P.H.I., puis Directeur de Clientèle Grands Comptes (1992 – 1998), DELALANDE (SYNTHELABO), Responsable des Études de Marché (1990 – 1992), SANOFI HQ, Assistant Marketing International (1985 – 1990), ESSEC I.M.D. Programme (1989)]

Relation Client

* Relance du DMP Grand-Public
[Analyse : 4ème nouveau départ (prudent, mais plus réaliste) pour le volet Grand-Public du DMP (reconfiguré et devenu facultatif, avec l'objectif d'améliorer le parcours des soins et non plus de faire des économies) selon la Ministre de la Santé Roselyne Bachelot... le programme de relance du DMP prévoit une première version nationale dès 2010 (déploiement progressif), avec de nouvelles expérimentations régionales du DMP lancées dans les prochains mois en Aquitaine, Franche-Comté, Picardie et Rhône-Alpes (notamment) ; le Professionnel de Santé n'est plus obligé d'alimenter le DMP, le Patient n'est plus obligé d'accepter de créer un DMP (et en cas d'accord peut masquer ses données et même masquer son masquage) ; une concertation publique est organisée (via le site Internet) avec priorité à la sécurité et à la confidentialité ; publication pour les industriels du référentiel de constitution des dossiers de demande d'agrément des hébergeurs de données de santé ; l'Agence des systèmes d'information partagés de santé (ASIP) doit être mise en place à l'Été (remplaçant le GIP) ; à noter que l'Ordre des Pharmaciens propose que l'identifiant unique du DP soit mis à la disposition du DMP (un premier pas vers la convergence)]

* Les courbes du DP (Dossier Pharmaceutique) grimpent au ciel
[Analyse : une belle réussite (que les syndicats officinaux monnayent adroitement) avec près de 3 Millions de DP (soit 5% de la population totale) cumulativement créés à fin Avril dans près de 7000 officines (soit près du tiers) et une croissance vertigineuse dans le déploiement national lancé fin 2008 (plus de 10 000 nouveaux DP par jour) ; donc un vrai coup de chapeau y compris pour le prestataire informatique (connexion rapide auditée par Pharmaclient sur un petit panel... rien à voir avec le défunt DMP précédent, ni avec le Web-Médecin de la CNAMTS, ni avec les débuts du RSS) ; à noter, un développement nouveau en projet : l'utilisation du DP pour améliorer la traçabilité des lots à problèmes (retraits individualisés) et renforcer la lutte contre la contre-façon (via les codes à barres à 2 dimensions à venir, dits data-matrix) ; enfin, un autre chantier important est constitué par l'intégration des pharmacies hospitalières, notamment pour la dispensation des médicaments issus de la réserve hospitalière (à plus long terme, dans le cadre des missions des futures ARS)]

Internet en Santé

* Nouvelle mouture du site Internet produit sur RENNIE, avec le lancement de la forme Liquo, prête à l'emploi
[Analyse : une réussite simple et efficace de Bayer Santé Familiale et de la web agency NET DESIGN (couleurs contrastées, cheminement bien balisé, avec des Faq's, des conseils d'alimentation, de la Vidéo) ; un site d'automédication, sérieux et sobre (recommandé... sans lien financier avec Pharmaclient)]

Chiffres Clés de Pharmaclient

* 8.50 €, rémunération moyenne officinale par prescription, en France en 2008 (source IMS) 
[Analyse : les médias spécialisés comme le Moniteur des Pharmacies trouvent la rémunération pas cher payée pour 6 années d'études supérieures... mais est-ce vraiment le sujet sachant que la valorisation de l'acte technique repose sur quelques minutes de plus en plus automatisée ; il paraît préférable de s'interroger sur les limites actuelles de la MDL (marge dégressive lissée) et surtout sur la nouvelle rémunération (forfaitaire ?) de services d'accompagnements, de prévention, etc., que la tutelle refuse d'envisager de peur d'ouvrir la boîte de Pandore] 

Gadgets de l’e-humain

* Google met avec Android un pied dans Windows, chasse gardée de Microsoft
[Analyse : le projet Android est issu de l’Open Handset Alliance, qui regroupe pas moins de 34 sociétés spécialisées dans le monde du mobile (par exemple, les constructeurs d'appareils HTC, Motorola, LG, Samsung, ou de composants Intel, Nvidia ou des acteurs majeurs comme Ebay, et bien entendu Google en tant qu’éditeur), avec la particularité d'être une plate-forme ouverte basée sur le noyau Linux (donc, open source) et de permettre aux développeurs de créer leurs propres applications ; bien sûr, Android n'est actuellement qu'un système d'exploitation pour téléphone pour mobile, smartphones, et autres appareils portables... mais, révolution, après le Taiwanais Asus qui a annoncé tester le portage d'Android sur ses netbooks à bas coûts, c'est au tour de HP et Skytone d'en faire de même sur leurs PC... à suivre]

Divers

* Grands élans des lobbies corporatistes pour la dernière ligne droite de la Loi Bachelot HPST
[Analyse : beaucoup de surenchères, d'invectives, de suspicions, de coups de menton, d'égos surdimensionnés, et de mots d'ordre disparates au cours de ce mois avant le passage au Sénat du projet de Loi... pour gagner à chaque fois un petit avantage (direct ou indirect, par exemple sur les honoraires), pour gratter une incertitude (par exemple sur la nomination des chefs de services via la CME) ; ne nous y trompons pas : il ne s'agit pas de condamner ici ces manifestations diverses et variées (légitimement démocratiques, quoique symboliques de la relation endogamique tutelle-syndicats en France), mais de souligner qu'une réforme de cette ampleur, même si elle est bien menée dans le futur (ce qui n'est pas assuré), est un vrai re-engineering et donc demande de réelles adaptations des protagonistes et notamment des Professionnels de Santé, essentiels à l'hôpital et des moyens financiers propres (pas seulement de la ré-affectation) ; il s'agit aussi de brocarder certains mandarins (l'appel éthico-conservateur des 25, avec grève, que la Ministre a beau jeu de critiquer en leur demandant de lire vraiment le projet de Loi) et surtout de s'interroger sur l'absence d'information criante de budget et de calendrier pour la mise en place d'une telle réforme (les parlementaires votent davantage sur des concepts certes vertueux que sur les déterminants re-structurants, mais c'est, semble-t-il, habituel au niveau législatif en France)]

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Actualisation / Updating: Jan 15 2017